Mode et gaspillage vestimentaire, et si on agissait?

Mode et gaspillage vestimentaire : et si on agissait ? [Pierrette Yvonne]

Portez vous vraiment tous les vêtements de votre garde-robe? Pour 6 français sur 10 la réponse sera non. On entend souvent parler du gaspillage alimentaire mais beaucoup moins du gaspillage vestimentaire. Et pourtant, ses enjeux sont tout autant importants car il a pour conséquence un grave impact éthique et environnemental.

Nos vêtements dormants.

Chaque année, nous remplissons nos placards de nouvelles pièces, en moyenne 60% plus qu’il y a 15 ans. On estime qu’il se vend  plus de 100 milliards de vêtements chaque année à travers le monde, et rien qu’en France, nous achèterions 30 kg d’habits par an et par personne. De plus, nous conservons nos vêtements moitié moins longtemps qu’il y a 15 ans et on estime qu’on ne porte seulement 30% de nos vêtements.
Une des raison de cette sur-consommation textile est le fast fashion (mode rapide). Avec leurs prix réduits et leurs collections sans cesse renouvelées, nous sommes tentés de consommer des vêtements plus que nous n’en avons réellement besoin et ainsi d’oublier nos anciens vêtements (déchets textiles) au détriment des nouvelles pièces proposées. Cette mode affecte l’environnement par l’utilisation d’énergies fossiles et de ressources naturelles (elle est la seconde industrie la plus polluante du monde) et est souvent qualifiée de non éthique (conditions de travail et de sécurité parfois déplorables).

L’économie circulaire en guise de solution.

Se pose alors la question de l’utilité de produire alors que plein de matières premières existent déjà et ne sont pas exploitées. C’est la logique de l’économie circulaire qui se base sur le principe de revalorisation des matières premières déjà existantes (recyclage). Des acteurs comme les associations de collecte de vêtements (Emmaüs, Eco TLC, Le Relais) actent en faveur du recyclage textile. Ils auraient récupéré 223 000 tonnes de vêtements sur les 624 000 mis en marché en 2017 (2,5 milliard de pièces) soit 3,4 kg par personne. Ces textiles sont par la suite soit remis en circuit, soit recyclés. De plus, pour lutter contre ce gaspillage vestimentaire, le gouvernement devrait voter une loi en 2019 pour interdire aux marques de jeter ou brûler leurs vêtements invendus.

Nous pouvons également, à échelle individuelle, agir. L’essentiel est de faire l’état des lieux des placards, de se poser les bonnes questions avant d’acheter : notre besoin, s’interroger sur les matières utilisées et la manière dont le vêtement a été produit, repérer les certifications et écolabels du textile qui sont guise de produits plus respectueux de l’environnement. On estime que beaucoup de vêtements ne sont portés que de sept à dix fois au cours de leur vie. Il y a donc une nécessité de choisir des vêtements intemporels et d’acheter moins mais durable et éthique c’est-à-dire passer à la slow fashion. Une des solution peut également être de vendre ou acheter d’occasion sur les sites de vente d’articles de seconde main (comme Vinted) ou en friperie. Mais surtout, si vos vêtements dorment dans vos placards, vous pouvez faire un don à une association comme Emmaüs ou la Croix Rouge ou les donner à recycler notamment avec les points de collecte Le Relais, présents un peu partout en France.

Et vous, allez vous agir?

Mode et gaspillage vestimentaire: et si on agissait? [Pierrette & Yvonne]

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