L’industrie du textile : Ce monstre de pollution.

L'industrie du textile : ce monstre de pollution

Il n’est plus sans savoir les dégâts environnementaux causés par l’industrie de la mode. Seconde industrie la plus polluante du monde, elle est responsable de la dégradation et la pollution de l’air, des sols, de l’eau et de l’esclavage des temps modernes, et ce, tout au long de son cycle de production. La production de vêtements comprend beaucoup d’intermédiaires ce qui ajoute des étapes polluant chacune un peu plus et complexifient la traçabilité.

Les dessous de la mode.

La production de l’industrie du textile dégage, chaque année, des milliards de tonnes de gaz à effet de serre soit plus que ce que pourraient émettre les vols internationaux et le trafic maritime réunis. Made in China, Made in Bangladesh… ces indications présentent sur nos étiquettes témoignent de l’importation massive de vêtements avant d’arriver au consommateur final. Certains vêtements parcourent souvent une fois le tour de la Terre avant d’être vendus.

Mais le constat ne s’arrête pas là, la production de textile consomme des milliards de tonnes de ressources non renouvelables et des milliards de mètres cubes d’eau. En effet, la culture des matières premières de nos vêtements nécessite beaucoup d’eau… mais aussi  de substances nocives qui sont pour la plupart classées dangereuses par l’OMS (pesticides, herbicides). Des agents chimiques et métaux lourds peuvent entrer dans le processus de transformation de la fibre mais aussi dans les procédés de teintures, blanchiment et d’impression. Ces substances polluent les sols et les eaux, peuvent également se retrouver dans les produits finis (perturbateurs endocriniens) ce qui perturbent le bon fonctionnement de l’organisme et des hormones.  

Et les travailleurs du textile dans tout ça? Les substances chimiques et les métaux lourds utilisés tout au long du cycle de transformation peuvent impacter gravement leur santé voire provoquer des cancers.  Travail infantile, conditions de travail déplorables, salaires insuffisants pour vivre, travail forcé et sécurité non contrôlée -comme avec l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en 2013 -, l’industrie du textile peut employer des millions de personnes dans le monde avec ce l’on peut appeler l’esclavage des temps modernes.

Un modèle à réinventer.

Le constat des conséquences de la production de chaque vêtement est alarmant… Et il s’en vend des milliards d’exemplaires dans le monde chaque années. On achète plus de vêtements que les années précédentes et on les garde moitié moins.  Le soucis réside donc dans le volume et l’échelle de la consommation textile. Face à l’abondance des matières déjà existantes il y a une nécessité de ne plus produire mais de revaloriser ces dernières. Le recours à des pratiques et matériaux plus durables doit prendre le pas sur les pratiques à dérives de l’industrie actuelle. Il est nécessaire d’agir en optant pour des choix raisonnés, de repenser la mode et la création de valeur pour un changement positif.

C’est ainsi qu’avec ses collections, Pierrette & Yvonne lutte contre le gaspillage en offrant une seconde vie aux vêtements, lutte contre la pollution environnementale et la dilapidation des ressources en produisant dans le respect de la planète et des Hommes en revalorisant les matières. Le monde change, la mode aussi. Découvrez le manifeste de Pierrette & Yvonne.

L'industrie de la mode : ce monstre de pollution [infographie]

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